Jeunesse - agriculture : la réussite agricole d'un jeune camerounais




Auréol Sinclair Mbakop s’est lancé dans la production d’ananas en 2010. Aujourd’hui, il fait plusieurs cultures sur plus de 100 ha de terrain.
C’est l’histoire d’un ingénieur d’industrie agricole et alimentaire, ancien ouvrier, devenu millionnaire grâce à l’agriculture. Auréol Sinclair Mbakop, la trentaine entamée, est aujourd’hui à la tête de la société agricole moderne des ananas d’Awae (région du Centre), une entreprise qui produit près d’un million de fruits par an.



Auréol Sinclair Mbakop



Auréol Sinclair Mbakop aurait développé une passion pour l’agriculture depuis son enfance, lorsqu’il se rendait chez ses grands-parents et travaillait dans les champs pendant les vacances scolaires. Après l’université où il a obtenu un diplôme d’ingénieur, le jeune homme fait face à un défi majeur, celui de trouver un emploi correspondant à son profil. C’est alors qu’il est employé comme ouvrier dans une ananeraie, au sein de laquelle il travaille pendant trois ans.

Inspiré par l’exemple de son employeur, Auréol Sinclair Mbakop se lance à son tour dans l’agriculture. Grâce à l’aide des membres de sa famille, il parvient à obtenir un demi-hectare de terre à Awae, sur lequel il plante 20.000 pieds d’ananas. « Les récoltes furent tellement bonne. Ça m’a stimulé, c’était comme un catalyseur. J’ai tout réinvesti », raconte-t-il.

Une fois de plus, Auréol Sinclair Mbakop fait appel à des proches qui l’aident à trouver des financements. Avec cet argent, il agrandit son exploitation et diversifie ses cultures progressivement en acquérant d’autres terres. Ce qui lui fait passer d’un ½ hectare à près de 100 hectares en six ans.

Aujourd’hui, son entreprise emploie près de 100 personnes à temps partiel, et ses fruits se vendent dans toute la sous-région Afrique centrale, ainsi que dans l’Union européenne. Le chiffre d’affaires de l’entreprise est estimé en millions.

Aux jeunes entrepreneurs, Auréol Sinclair Mbakop recommande d’aller pas-à-pas. « Il ne faut pas commencer tout en grand, surtout lorsqu’on n’a pas encore de grands moyens. Certes, il y a d’énormes difficultés auxquelles vous ferez face, mais on reconnaît le vrai entrepreneur lorsqu’il domine toutes les difficultés pour suivre sa vision », conseille Auréol.


Source Cameroonweb
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